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L’atelier campanaire de Piève, depuis 1996

Une entreprise artisanale née de l’horlogerie de clocher, qui a élargi son métier cloche après cloche jusqu’à couvrir l’ensemble des interventions campanaires de l’île.

Campaniste casqué, main gantée sur une cloche patinée suspendue à son joug daté de 2016

U Campanile a commencé en 1996 par l’horlogerie électrique monumentale. C’est un métier discret : personne ne regarde le cadran d’un clocher tant qu’il donne l’heure juste, et personne ne remarque la sonnerie des quarts tant qu’elle tombe au bon moment. Les communes, elles, s’en aperçoivent le jour où le mouvement s’arrête et où plus personne dans le département ne sait l’ouvrir.

Le reste du métier campanaire est venu de là. Une commune qui appelle pour son horloge parle ensuite de sa cloche fendue, de sa volée qu’il faudrait motoriser, de son paratonnerre qui date, des pigeons installés dans le beffroi. Sept interventions plus tard, l’entreprise couvre tout ce qui se pose, se répare et se règle au-dessus de la nef, du bronze au coffret de commande.

La citation qui résume le mieux le travail est celle que l’entreprise écrit elle-même : « Nous avons particulièrement à cœur et à souhait de conserver et de protéger le patrimoine, ainsi que celui de chacune de nos communes. » Un clocher n’appartient pas à l’entreprise qui y monte, il appartient à la commune qui le regarde depuis sa place.

Un métier que quelques dizaines de personnes exercent

Le campaniste n’a pas de filière. Il apprend sur les chantiers, entre la fonderie qui refond un bronze fendu, la charpente d’un beffroi qui encaisse la volée, la mécanique d’un joug et d’un battant, l’électricité d’un moteur et d’un programmateur, et l’horlogerie d’un mouvement dont le modèle n’est plus fabriqué. Ils sont à peine quelques dizaines en France à réunir ces gestes, ce qui explique qu’une seule entreprise couvre la Corse entière et se déplace de Centuri à Bonifacio.

Le bureau, l’atelier, et le sud

L’organisation tient en trois points. Le bureau est à Bastia, là où arrivent les demandes des communes et des paroisses. L’atelier est à Piève, au siège social : les mouvements d’horlogerie déposés dans les clochers y reviennent pour être ouverts, diagnostiqués à l’établi et repris, et c’est là que les pièces introuvables sont fabriquées ou réusinées. Les chantiers du sud de l’île, eux, partent d’Ajaccio, où une cloche a été électrifiée en 2022.

Qualifications, habilitations et garanties

Une intervention campanaire cumule deux risques que l’on trouve rarement ensemble. Le premier est la hauteur : la chambre des cloches se gagne par une échelle de meunier, une échelle à crinoline ou un échafaudage monté pour l’occasion, et une cloche se manœuvre au-dessus d’une nef ouverte au public. Le second est électrique : dès qu’il y a un moteur de volée, un programmateur horaire ou une horloge, il y a un coffret, des protections et du câble dans un local ancien et humide.

C’est la raison pour laquelle U Campanile travaille sous qualification pour les travaux en hauteur et sous habilitation électrique UTEC 18-510, et couvre ses chantiers par une garantie décennale. Ces trois pièces se demandent, et elles se transmettent : un secrétaire de mairie a besoin de les joindre au dossier avant d’engager la commune. Les numéros d’attestation et de police sont communiqués sur demande avec le devis.

Qualification pour les travaux en hauteur

Un chantier campanaire se passe entre dix et trente mètres au-dessus du parvis, dans une chambre des cloches à laquelle on accède par une échelle de meunier, une échelle à crinoline ou un échafaudage monté pour l’occasion. La qualification pour les travaux en hauteur encadre cet accès, le montage des protections et les conditions de manutention d’une cloche au-dessus de la nef.

Ce que cela couvre : toute intervention dans un clocher, un beffroi ou sur la façade d’un édifice religieux.

  • Accès à la chambre des cloches et protections collectives
  • Manutention de charges au-dessus de la nef
  • Pose de filets et travail en façade
  • Interventions sur le point haut de l’édifice

Habilitation électrique UTEC 18-510

Motoriser une volée, poser un programmateur horaire ou remettre une horloge en service, c’est intervenir sur une installation électrique dans un bâtiment ancien, souvent humide, et recevant du public. L’habilitation UTEC 18-510 couvre le coffret de commande, les protections différentielles et le câblage, du point de raccordement jusqu’au moteur.

Ce que cela couvre : électrification de cloche, horlogerie électrique, sonorisation et parafoudre.

  • Coffret de commande et protections différentielles
  • Câblage entre le point de raccordement et le moteur
  • Programmateur horaire des sonneries
  • Reprise d’une installation ancienne de clocher

Garantie décennale

Les chantiers réalisés par U Campanile sont couverts par une garantie décennale. C’est la pièce que demande un secrétaire de mairie avant de retenir un devis, au même titre que le relevé sur site : elle engage l’entreprise sur les ouvrages posés dans le clocher au-delà de la réception des travaux.

Ce que cela couvre : les ouvrages posés au titre du chantier, cloche, joug, motorisation, protection.

  • Attestation transmise avec le devis sur demande
  • Couverture des ouvrages posés dans le clocher
  • Pièce exigible par une commune avant commande
  • Dix ans de couverture après la réception des travaux

Un projet, une panne, une question sur votre clocher ?

Devis gratuit et détaillé après une visite sur place. Une cloche muette, une horloge arrêtée ou un beffroi occupé par les pigeons se traitent tous de la même façon : on monte, on regarde, on chiffre.

Du lundi au samedi · Intervention rapide en cas d’urgence ou de dépannage · toute la Corse, de Centuri à Bonifacio

Appeler U Campanile : 04 95 35 22 69